Énergie : Quelles « éco »-pratiques au bureau ?

L’association Riposte Verte s’est intéressée aux économies d’énergie au bureau à travers une enquête menée dans le cadre de l’Observatoire de l’éco-responsabilité du tertiaire. L’analyse des résultats est intéressante et dégage de nombreuses pistes pour améliorer facilement ses pratiques et, ainsi, faire toujours plus d’économies d’énergie.

Une politique énergétique rationnelle se base sur une connaissance, si ce n’est approfondie, au moins générale de ses consommations. Or, l’analyse régulière des factures est réalisée par moins de 40 % des structures interrogées. Et lorsqu’elles le font, une sur deux n’informent pas les collaborateurs des résultats. Pourtant, la sensibilisation aux économies d’énergie passe aussi par des informations concrètes de ce type. Suite malheureusement logique, une organisation sur deux ne vérifie pas que son contrat est adapté à son activité.

Éclairage : mal connu

Connaître ses locaux et ses équipements est une (seconde) nécessité pour mener une politique énergétique pertinente. Pourtant, alors que la puissance et le positionnement de l’éclairage est primordial, presque 60 % des acteurs tertiaires n’ont jamais passé en revue l’éclairement des zones de travail. Cependant, l’éclairage au néon, majoritaire dans les bureaux, est de plus en plus souvent accompagné d’autres types de lampes « basses conso » (fluo compactes, LED…). C’est, de toutes façons, inéluctable avec l’interdiction progressive (et complète fin 2012) des ampoules à incandescence. De plus, 56 % de dirigeants du tertiaire ne donnent pas de consignes pour gérer l’éclairage. Heureusement, trois salariés sur quatre se déclarent vigilants aux variations de lumière naturelle (contre 67 % en 2009).

Chauffage : peu régulé

Le premier poste de dépense énergétique est le chauffage. Malgré tout, il n’est pas régulé (pour l’ensemble des locaux) par un thermostat ou des robinets thermostatiques dans plus de 50 % des cas. Il n’est donc pas étonnant que, des personnes interrogées, 55 % déclarent que le réglage du chauffage n’est pas systématiquement adapté (quand les températures remontent) en journée et (plus grave) quand les locaux sont inoccupés la nuit.

Extinction des ordinateurs : rare en journée

Pour la gestion des matériels informatique et d’impression, les résultats sont contrastés. Si l’extinction (ou la mise en veille) est majoritairement faite le soir (80 % pour les ordinateurs et 65 % pour les imprimantes individuelles), en journée les pratiques individuelles sont inverses. A midi par exemple, seuls 20 % des imprimantes individuelles ou des écrans sont éteints et 90 % des unités centrales tournent sans raison.

Cyril Hergott

Directeur du développement

Riposte Verte

www.riposteverte.com | cyril.hergott@riposteverte.com

Pour en savoir plus :

Enquête complète sur www.riposteverte.com/observatoire/

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