Et si la crise avait au final été profitable ?…

Quelle drôle d’idée n’est-ce pas ? Je vous entends déjà rire sous cape en vous demandant quelle mouche nous aurait donc piquée pour oser titrer un édito de la sorte. Rassurez-vous, il ne s’agit pas ici d’un quelconque délire mégalomaniaque, bien au contraire même. Je souhaite simplement que nous essayions ensemble de tirer quelques enseignements positif de cet évènement majoritairement négatif.

Je ne vous parlerai pas de ce que nous savons tous déjà, du nombre de nos confrères qui ont mis la clef sous la porte, des poncifs du genre « la professions a été assainie par la crise » qui a fait œuvre de rationalisation et autres lapalissade de café du commerce. Non, pas ça, par pitié et décence. Tournons la page s’il vous plait. Regardons plutôt ce qui a positivement changé, ou en tous les cas, ce que nous avons constaté.

Rappelez-vous des années 2000-2007, années fastes s’il en est, ou nous faisions tous la course à la recherche de nouveaux biens à proposer à nos acheteurs trop nombreux, pressés de s’endetter parfois même au delà du raisonnable. Notre métier d’alors : « rentrer du mandat ». Notre cauchemar d’alors : « pas assez de biens et trop d’acheteurs », embouteillage chez les notaires… A l’époque – si je puis dire – en désespoir de cause, pour tenter de satisfaire un client acheteur peut-être plus sympathique ou plus aimable qu’un autre, vous décrochiez votre téléphone, vous vous armiez de votre plus douce voix et vous appeliez un confrère (qu’on qualifiait alors plus communément de « concurrent »…), pour poliment lui demander s’il n’aurait pas un 200 m² plein Sud en étage élevé en trop sur lequel il serait généreusement prêt à vous octroyer un « intercabinet »… Je suppose que vous vous rappelez de sa réponse d’alors ?…

Voilà ce qui selon nous a le plus changé. Voilà ce qui selon nous est le point de départ d’un profond et lent changement de mentalité dans l’immobilier. Voilà ce qui selon nous va nous rapprocher d’un mode de fonctionnement, de coopération, plus anglo-saxon et sans doute plus efficace en de nombreux points. C’est en cela que la crise est profitable, à nos clients ainsi qu’à notre profession.

S’agit-il d’un élan de solidarité sectorielle, d’un réflexe de survie de l’espèce ? Peu importe. Qu’elle qu’en soit la motivation intrinsèque, de nouveaux horizons de collaboration professionnelle s’ouvrent à nous tous (ou « presque tous »…). Le mot « confrère » prendrait-il enfin tout son sens dans une profession pourtant non ordinale ?

Gardons à l’esprit que seule compte la satisfaction de nos clients. Accepter l’intercabinet est le meilleur moyen d’y parvenir et par la même occasion de renvoyer une image globalement positive de notre profession en occultant aux yeux de nos clients nos guéguerres intestines dont ils n’ont que faire. Seul le résultat compte pour eux : ont-ils, par notre intermédiaire, trouvé ou pas l’appartement qu’ils recherchaient. Point.

Nous avons tous, avec la crise, fait de gros efforts vis-à-vis de nos acheteurs : efforts de recherche, de diligence, d’honoraires, de service… Continuons aussi, entre nous, à faire preuve d’ouverture d’esprit et de confraternité professionnelle. Soyons transparents avec nos clients mais aussi entre nous et la profession toute entière s’en trouvera grandie, et au final, gagnante. Ouvrons nos fichiers aux confrères respectueux, partageons nos informations, nos visites, nos honoraires. Comme il est de coutume de le rappeler, 50% de quelque chose est toujours mieux que 100% de zéro.

En 2009, nous avons réalisé plus de 40% de nos ventes en intercabinet. Nous souhaitons que ce pourcentage continue d’augmenter. Ce n’est pas un objectif bien sur, mais c’est une donnée factuelle constatée et une satisfaction non dissimulée. Cela veut dire que de plus en plus de confrères acceptent de collaborer avec nos équipes et que cette collaboration porte ses fruits. Nous avons adapté nos outils techniques et informatiques à ce mode de fonctionnement et avons ouvert nos bases de données privées à nos partenaires. En 2010, nous essaierons d’améliorer encore ces outils pour vous en faciliter l’usage au quotidien et vous – nous – permettre de mieux travailler ensemble.

Nos différentes enseignes (Haussmann Prestige Paris, Royal Istismar, Alliance France immobilière…) ainsi que nos partenaires privilégiés au Liban, en Arabie Saoudite, en Australie et ailleurs feront de même et vous accueilleront, que vous soyez client ou confrère, avec le même plaisir.

EMPORIO ESTATE GROUP

Haussmann Prestige Paris

http://www.haussmannprestige.com

Richard BELLANGER

bellanger@emporioestate.com

2 commentaires

  1. Quatre ans après le déclenchement de la crise des subprimes aux USA et la propagation de ses effets dans nombre d’autres pays, des signes d’amélioration du marché immobilier apparaissent.

    Reprise ? Pour quel segment de marché ? Conclusions hâtives d’un scénario tout juste esquissé ? Ou encore présentation optimiste et arguments fragiles ?

    Les économistes, que l’on charge le plus souvent – à tort – de dire notre avenir, sont aussitôt vilipendés si d’aventure ils sacrifient à l’exercice.

    Aussi est-il utile de préciser que cette publication a pour seul but de s’inscrire dans le débat qui s’ouvre, de distinguer les possibles en écartant l’improbable.

    Dans une crise qui tangente, depuis plusieurs trimestres, l’accident systémique qui pourrait affecter en profondeur et durablement tout ou partie de l’activité économique, il s’agît moins de formuler des recommandations que de permettre à chacun de disposer d’éléments d’information utiles à des choix qui, plus que jamais, relèvent de la seule équation personnelle.

    Prospective du marché immobilier sur http://www.itemnews.unblog.fr à partir de mercredi 2 juin 2010

  2. Le numéro 51 de la LettreITEM Info « Luxe, calme et volupté » est paru.
    Sommaire :
    * lutte sans concession sur les autoroutes : face à Vinci Autoroutes, Effarie (Eiffage et Macquarie) prend le contrôle d’APRR.
    * Concensus normand et oppostion basque : alors que les élus de Basse Normandie soutiennent le projet de LGV, l’oppostion de ceux du Pays basque se maintient.
    * Syndics sous contrôle : très attendue par la CLCV et l’ARC, la réforme de la profession de syndic de copropriété est reportée à l’automne.
    * Impayés sous pression : la multiplication des impayés temporaires inquiète le mouvement HLM
    * Gaz à tous les étages : la hausse des tarifs gaziers se répercute sur les impayés de factures et préoccupe le gouvernement.

    A consulter et télécharger sur notre site http://www.itemnews.unblog.fr

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