Depuis le 1er janvier 2026, l’ILAT du troisième trimestre s’applique à des baux professionnels qui relevaient auparavant d’autres indices. Une exception subsiste pour certains contrats signés avant 2014, toujours indexés sur l’ICC sous conditions.
Rien n’est jamais figé dans la mécanique des loyers professionnels. La publication officielle de l’indice prend systématiquement un trimestre de retard, ce qui laisse propriétaires et locataires face à des calculs parfois décalés. La loi encadre à la loupe la fenêtre annuelle de révision et impose une seule méthode pour actualiser les loyers commerciaux et professionnels. Impossible de faire à sa sauce : tout est balisé, de la date de référence au calcul.
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ILAT, ILC, ICC : ce que changent les indices de loyers au 3ème trimestre 2026
Le paysage des indices de loyers connaît une inflexion nette au 3ème trimestre 2026. L’ILAT (indice des loyers des activités tertiaires) s’affirme désormais comme la référence centrale pour les révisions de loyers des baux professionnels. L’ICC (indice du coût de la construction) et l’ILC (indice des loyers commerciaux), longtemps incontournables, cèdent progressivement le terrain. L’ILAT publié par l’Insee s’impose dans la majorité des contrats pour des locaux accueillant cabinets, bureaux, plateformes logistiques ou entrepôts, tout sauf le commerce de détail.
Pour comprendre quel indice s’applique à votre bail, trois critères s’imposent : la nature du local, l’activité exercée et la date de signature du contrat. Les locaux commerciaux restent affiliés à l’ILC ; l’ILAT cible les activités tertiaires hors commerce. Quant à l’ICC, il ne s’applique plus que pour certains baux très anciens, signés avant la réforme de 2014, et uniquement si la clause d’indexation n’a pas été renégociée depuis.
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Voici comment s’articule la répartition des indices selon les types de locaux :
- ILAT : utilisé pour les activités tertiaires, bureaux, entrepôts, professions libérales
- ILC : réservé aux commerces et aux activités artisanales
- ICC : ne concerne plus que les baux conclus avant septembre 2014, à condition que l’indexation n’ait pas été modifiée
La révision du loyer intervient à la date anniversaire du bail, en fonction de l’indice publié par l’Insee pour le trimestre de référence. Propriétaires et locataires ont tout intérêt à bien différencier ILAT, ILC et ICC. Un mauvais choix d’indice peut fausser le montant du loyer, créer des litiges, voire remettre en question la validité de la révision. À chaque renouvellement contractuel, la vigilance est de mise.

Calcul de l’augmentation de loyer : mode d’emploi pour anticiper l’impact sur votre bail
Propriétaires comme locataires, la hausse annuelle du loyer via la clause d’indexation ne s’improvise pas. Le mécanisme semble limpide, mais gare aux zones grises. Première étape, repérer la date anniversaire du bail et vérifier l’indice de référence mentionné dans le contrat. C’est la publication Insee de cet indice qui servira de base lors de la révision annuelle.
La formule de calcul est simple à retenir :
nouveau loyer = loyer actuel x (nouvel indice / ancien indice).
Pour un bail soumis à l’ILAT 3ème trimestre 2026, il faudra donc comparer l’indice ILAT de ce trimestre à celui de la même période l’an passé, puis appliquer la règle. Oublier un indice ou se tromper dans sa sélection peut coûter cher : un rattrapage est alors possible sur plusieurs années, avec l’effet boule de neige qui va avec.
Exemple de calcul
Voici un exemple concret pour illustrer la méthode :
- Loyer actuel : 24 000 € / an
- Indice ILAT au 3ème trimestre 2025 : 130,00
- Indice ILAT au 3ème trimestre 2026 : 132,50
Le calcul donne : 24 000 € x (132,50 / 130,00) = 24 461,54 €
La révision du loyer n’est jamais un simple ajustement mécanique : elle ouvre la porte à la négociation, notamment pour ceux qui occupent des locaux à Paris ou Lyon. L’impact réel de l’indice ILAT dépendra du marché et du rapport de force lors de la révision. Chaque clause d’indexation mérite un examen minutieux. Vérifiez systématiquement l’indice utilisé et adaptez votre gestion locative en conséquence.
Le nouvel équilibre des indices s’installe, bousculant les habitudes. Pour les propriétaires qui veulent préserver la valeur de leur patrimoine comme pour les locataires soucieux de maîtriser leurs charges, il s’agit de ne pas laisser filer le calendrier ni la vigilance. Chaque trimestre, une nouvelle donne peut surgir. Qui saura l’anticiper prendra une longueur d’avance.

